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Bien identifier la nature des sols pour construire sur du solide

La plupart des matériaux incorporés à la construction d'un bâtiment sont fabriqués par l'homme et leurs propriétés sont connues d'avance.  Par contre, il en est autrement des sols qui servent de support aux fondations.  Le sol est un matériau dont les propriétés sont prédéterminées par la géologie du site et sont hors du contrôle humain.  Il est donc nécessaire de prendre ces propriétés en considération avant même le début des travaux, lors de la planification du projet.  En d'autres mots, il faut adapter la construction d'un bâtiment au sol et non l'inverse.


Sous le climat québécois, les fondations des bâtiments sont soumises au cycle de gel et de dégel.  De plus, les changements climatiques observés depuis quelques années, notamment les fortes précipitations de pluie hors saison, peuvent avoir un effet sur la stabilité des sols qui, dans certains cas, pourraient causer des tassements ou des glissements de terrain.


Les variations saisonnières du niveau de la nappe phréatique ainsi que les remontées capillaires des eaux souterraines causent également des problèmes de fondation.  Cet apport d'humidité considérable dans le sous-sol des habitations est souvent relié au drainage inadéquat des fondations et au phénomène de l'ocre ferreux.  Le gonflement du roc (shale), pour sa part, sera associé au phénomène de la pyrite, alors que le retrait des sols, lui, résultera de l'assèchement des argiles.


Les différents types de sols


Un sol est formé de quatre éléments principaux: la matière minérale, la matière organique, l'eau et l'air.  La matière minérale est la fraction inorganique d'un sol et se compose de fragments de roches tels que des blocs, des cailloux, du gravier, du sable, du silt ou de l'argile.  La matière organique, elle, provient de résidus d'origine végétale et animale en partie décomposée et re-synthétisée.  Elle a la propriété d'augmenter la compressibilité du sol.  Elle est également une source d'énergie pour les micro-organismes qui vivent dans le sol et l'activité biochimique serait presque nulle sans elle.


Les sols sont classés dans les quatre groupes suivants:



  • Les sols grenus, qui contiennent des particules suffisamment grosses pour être visibles à l'oeil nu, tel que les graviers et les sables;

  • Les sols fins, qui contiennent des particules invisibles à l'oeil nu, tels que les silts et les argiles;

  • Les sols organiques, qui contiennent un pourcentage élevé de matières organiques; ils sont reconnaissables par la présence de feuilles, de racines et de fibres;

  • Les remblais, qui sont le résultat de dépôts de matériaux produits par l'homme ou d'origines diverses.

La description d'un échantillon de sol


Afin de bien connaître les propriétés d'un sol, il est important de prélever un échantillon de ce sol et d'en faire une description adéquate.  Lors de cette démarche, les caractéristiques suivantes doivent être prises en considération: la forme et la dimension des grains, la composition granulométrique, l'homogénéité, la dureté, l'humidité, la présence de racines oude coquillages, la compacité, la plasticité, la couleur et l'odeur.


Lors de l'examen de l'échantillon de sol, la description doit être effectuée dans cet ordre: nom du sol, granulométrie, gosseur et forme des grains, couleur, odeur, teneur en eau, compacité, structure et appellation locale.  Voici un exemple de description que l'on pourrait retrouver dans un rapport d'étude géotechnique: sable silteux avec des traces de gravier et d'argile, bien étalé, gris, humide, dense avec lentilles de silt brun (till).  Dans la grande région de Montréal, les sols les plus communs sont l'argile de la Mer de Champlain, le silt, le sable de Joliette et le till.


Les effets des sols sur les fondations


Les effets des sols peuvent se manifester différemment sur les fondations, selon leurs proriétés distinctes.  Une description de leurs caractéristiques permet de déterminer les dommages qu'ils peuvent causer aux fondation.  En voici un aperçu.


Les argiles


Cohérentes et plastiques, elles ont un coefficient de perméabilité très faible et elles s'assèchent difficilement.  Ainsi, elles se désintègrent lentement au contact de l'eau et se fissurent lorsqu'elles sèchent.  Elles sont responsables de la plupart des tassements des fondations par le phénomène communément appelé d'assèchement des argiles.  Les argiles molles ont également une faible capacité portante et requièrent sont la construction de semelles de fondation surdimensionnées auxquelles de l'acier d'armature est ajouté, soit l'installation de pieux.


Les silts


Les particules qui les constituent sont généralement invisibles.  Elles sont peu plastiques et leur texture est rugueuse.  Saturés d'eau, les silts se dilatent et peuvent avoir l'effet d'un sable mouvant.  Au même titre que les argiles, ils sont responsables des tassements des fondations et peuvent également causer des dommages aux fondations par l'action du gel ( gel par adhérence ou par pénétration ).


Les sables et les graviers


Contrairement aux argiles et aux silts, leurs particules dont le diamètre est supérieur à 2,0mm sont visibles à l'oeil nu.  Afin de les distinguer des silts, les sables qu'on qualifie de propres doivent le demeurer lorsqu'un échantillon est mêlé à l'eau, sans quoi ils seront considérés comme contenant du silt.  Ces sables sont peu plastiques et même lorsqu'ils sont humides, ils se pulvérisent entre les doigts.  Ils représentent un bon support pour les fondations lorsqu'ils sont compactés mais en présence de matière organique ou saturés d'eau, leurs propriétés en sont grandement affectées.


Les sols organiques


Ils se caractérisent par la présenc de feuilles, de racines et de fibres en différents états de décomposition.  À leur état humide, ils sont de couleur brun foncé, gris très foncé ou noir et ils sont spongieux au toucher.  Ils ne doivent jamais servir de support pour les fondations et sont responsables de tassements lorsqu'ils sont présents, par exemple, sous une couche d'argile.


Les remblais


Ils sont identifiables par leurs couleurs variées et plus foncées.  Leurs structures remaniées sont caractérisées par la présence de débris de construction et ne doivent également pas servir d'assises pour les fondations.


Prévenir les conséquences


Bien qu'ils aient une bonne apparence et qu'ils nous semblent homogènes, les sols peuvent parfois réserver de bien mauvaises surprises.  Préalablement à la mise en chantier, le constructeur doit posséder toute l'information relative au sol sur lequel il prévoit ériger le bâtiment.  À défaut, il aura avantage à recourir aux services d'un consultant en géotechnique et contrôle des matériaux afin de connaître la capacité ortante des sols et concevoir les fondations et le système de drainage pluvial du bâtiment en conséquence.  Toutes ces vérifications lui permettront d'être à l'abri du phénomène de pyrite, de radon, d'ocre ferreux et d'autres problèmes caractéristiques des sols québécois.


Source:  Magazine Québec Habitation Vol 26 no 1 Février/Mars 2009




Pendant combien de temps l'entrepreneur est-il responsable pour les vices majeurs ?

Pendant combien de temps l'entrepreneur est-il responsable pour les vices majeurs ?


A:  Un an


B:  Cinq ans


C:  Jusqu'à trois ans après leur découverte


La réponse est  C, jusqu'à trois ans après leur découverte.


Tout d'abord, il est important de noter que le droit définit le vice majeur comme étant celui qui entraîne la perte de l'ouvrage.  En règle générale, il s'agit d'un vice d'une telle gravité que la pérennité de l'ouvrage s'en trouve compromise.  Il ne s'agit pas d'un désordre de peu d'importance et qui ne porte aucunement atteinte à l'intégrité de l'ouvrage ( une vitre cassée, par exemple ).


Le Code civil prévoit spécifiquement la responsabilité de l'entrepreneur, de l'ingénieur et de l'architecte dans les termes suivants:


2118. À moins qu'ils ne puissent se dégager de leur responsabilité, l'entrepreneur, l'architecte et l'ingénieur qui ont, selon le cas, dirigé ou surveillé les travaux, et le sous-entrepreneur pour les travaux qu'il a exécutés, sont solidairement tenus de la perte de l'ouvrage qui survient dans les cinq ans qui suivent la fin des travaux, que la perte résulte d'un vice de conception, de construction ou de réalisation de l'ouvrage, ou, encore, d'un vice du sol.


Une lecture rapide de cet article de loi donne l'impression que la responsabilité de l'entrepreneur en regard des vices majeurs est limitée à cinq ans, Or, il n'en est rien.


En effet, l'article 2118 crée une obligation de garantie qui s'ajoute à celle qui existe en tout temps en vertu des règles habituelles applicables à tout contrat d'entreprise.  l'effet de cette disposition est de faire présumer que l'entrepreneur est responsable de la perte de l'ouvrage lorsque la preuve est faite que:


1- l'entrepreneur a dirigé ou surveillé les travaux;


2- qu'il y a perte de l'ouvrage;


3- que la perte est survenue dans les cinq ans de la fin des travaux.


La loi ajoute que c'est alors l'entrepreneur qui doit démontrer qu'il n'est pas responsable de la perte de l'ouvrage.  Le demandeur jouit d'un avantage majeur, car la loi lui fait la faveur de responsabiliser l'entrepreneur et d'imposer à ce dernier de convaincre qu'il ne doit pas être tenu responsable.


Faut-il conclure que l'entrepreneur n'est plus responsable si la perte de l'ouvrage survient plus de cinq années après la fin des travaux ? La réponse est non.


C'est alors le régime ( général ) de responsabilité qui s'applique: l'entrepreneur ne sera tenu responsable de la perte de l'ouvrage que s'il est démontré qu'il a commis une faute dans l'exécution de ses obligations contractuelles et que le dommage subi découle de cette faute.  Dans ce cas, c'est au demandeur de convaincre le juge de tous les éléments de sa preuve, car il n'a plus le bénéfice de la présomption créée par l'article 2118 du Code civil.  Dans cette situation, ce n'est pas à l'entrepreneur de prouver qu'il n'est pas responsable.


Enfin, il faut rappeler qu'en toutes circonstances, le recours doit être intenté dans les trois ans de la découverte du vice ou, lorsqu'il se manifeste graduellement, dans les trois ans de la première manifestation.  Il s'agit là du délai de prescription qui s'applique aux recours judiciaires de cette nature.

Isolation Soufflée

Isolation soufflée, un rendement optimal conditionnel à une installation adéquate.


Si la fibre de verre soufflées se voit de plus en plus concurrencée par sa rivale, la cellulose soufflée, certains entrepreneurs continuent d'en faire usage.  Pour plusieurs raisons, ces gens ne jurent que par la fibre de verre.  Cette attitude peut résulter d'une méconnaissance en matière d'installation de la cellulose, ce qui a donné lieu à des expériences peu concluantes dans le passé.


Si la cellulose est installée de la bonne façon, elle constitue le meilleur isolant qui soit.  La cellulose est écologique et les professionnels constatent l'efficacité supérieure de ce produit.


La ventilation adéquate du grenier est une autre recommandation vitale, ce qui implique l'installation appropriée des déflecteurs.  Ces panneaux en carton préviennent l'obstruction des soffites lors du soufflage, permettent une bonne aération de la toiture et empêchent le vent d'éparpiller la cellulose.  Certaines maisons ne sont pas pourvues de déflecteurs.  Les installateurs devront alors en installer selon les règles de l'art.  La ventilation de l'entretoit est aussi importante que l'isolation elle-même.  S'il y avait détérioration des lieux en raison d'une ventilation déficiente, il faudrait corriger le problème avant de refaire l'isolation.  L'apparition de glaçons sur les toits résulte, bien souvent, d'un manque d'aération plutôt que d'une isolation déficiente.


Tout bon installateur devrait examiner les zones à isoler avant de s'exécuter, particulièrement dans le grenier.  Les entretoîts renferment généralement des matelas de laine minérale, lesquels mesurent six pouces d'épaisseur la plupart du temps.  S'ils sont toujours en bon état et que les pare-vapeur ont tenu le coup, les installateurs souffleront six pouces d'épaisseur supplémentaires de cellulose, pour ainsi atteindre le facteur R-40.  L'épendage doit être égal sur toutes les surfaces soufflées.


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