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Sélectionnez l'article que vous souhaitez consulter.- 2009-03-31 - Bien identifier la nature des sols pour construire sur du solide
La plupart des matériaux incorporés à la construction d'un bâtiment sont fabriqués par l'homme et leurs propriétés sont connues d'avance. Par contre, il en est autrement des sols qui servent de support aux fondations. Le sol est un matériau dont les propriétés sont prédéterminées par la géologie du site et sont hors du contrôle humain. Il est donc nécessaire de prendre ces propriétés en considération avant même le début des travaux, lors de la planification du projet. En d'autres mots, il faut adapter la construction d'un bâtiment au sol et non l'inverse.
Sous le climat québécois, les fondations des bâtiments sont soumises au cycle de gel et de dégel. De plus, les changements climatiques observés depuis quelques années, notamment les fortes précipitations de pluie hors saison, peuvent avoir un effet sur la stabilité des sols qui, dans certains cas, pourraient causer des tassements ou des glissements de terrain.
Les variations saisonnières du niveau de la nappe phréatique ainsi que les remontées capillaires des eaux souterraines causent également des problèmes de fondation. Cet apport d'humidité considérable dans le sous-sol des habitations est souvent relié au drainage inadéquat des fondations et au phénomène de l'ocre ferreux. Le gonflement du roc (shale), pour sa part, sera associé au phénomène de la pyrite, alors que le retrait des sols, lui, résultera de l'assèchement des argiles.
Les différents types de sols
Un sol est formé de quatre éléments principaux: la matière minérale, la matière organique, l'eau et l'air. La matière minérale est la fraction inorganique d'un sol et se compose de fragments de roches tels que des blocs, des cailloux, du gravier, du sable, du silt ou de l'argile. La matière organique, elle, provient de résidus d'origine végétale et animale en partie décomposée et re-synthétisée. Elle a la propriété d'augmenter la compressibilité du sol. Elle est également une source d'énergie pour les micro-organismes qui vivent dans le sol et l'activité biochimique serait presque nulle sans elle.
Les sols sont classés dans les quatre groupes suivants:
- Les sols grenus, qui contiennent des particules suffisamment grosses pour être visibles à l'oeil nu, tel que les graviers et les sables;
- Les sols fins, qui contiennent des particules invisibles à l'oeil nu, tels que les silts et les argiles;
- Les sols organiques, qui contiennent un pourcentage élevé de matières organiques; ils sont reconnaissables par la présence de feuilles, de racines et de fibres;
- Les remblais, qui sont le résultat de dépôts de matériaux produits par l'homme ou d'origines diverses.
La description d'un échantillon de sol
Afin de bien connaître les propriétés d'un sol, il est important de prélever un échantillon de ce sol et d'en faire une description adéquate. Lors de cette démarche, les caractéristiques suivantes doivent être prises en considération: la forme et la dimension des grains, la composition granulométrique, l'homogénéité, la dureté, l'humidité, la présence de racines oude coquillages, la compacité, la plasticité, la couleur et l'odeur.
Lors de l'examen de l'échantillon de sol, la description doit être effectuée dans cet ordre: nom du sol, granulométrie, gosseur et forme des grains, couleur, odeur, teneur en eau, compacité, structure et appellation locale. Voici un exemple de description que l'on pourrait retrouver dans un rapport d'étude géotechnique: sable silteux avec des traces de gravier et d'argile, bien étalé, gris, humide, dense avec lentilles de silt brun (till). Dans la grande région de Montréal, les sols les plus communs sont l'argile de la Mer de Champlain, le silt, le sable de Joliette et le till.
Les effets des sols sur les fondations
Les effets des sols peuvent se manifester différemment sur les fondations, selon leurs proriétés distinctes. Une description de leurs caractéristiques permet de déterminer les dommages qu'ils peuvent causer aux fondation. En voici un aperçu.
Les argiles
Cohérentes et plastiques, elles ont un coefficient de perméabilité très faible et elles s'assèchent difficilement. Ainsi, elles se désintègrent lentement au contact de l'eau et se fissurent lorsqu'elles sèchent. Elles sont responsables de la plupart des tassements des fondations par le phénomène communément appelé d'assèchement des argiles. Les argiles molles ont également une faible capacité portante et requièrent sont la construction de semelles de fondation surdimensionnées auxquelles de l'acier d'armature est ajouté, soit l'installation de pieux.
Les silts
Les particules qui les constituent sont généralement invisibles. Elles sont peu plastiques et leur texture est rugueuse. Saturés d'eau, les silts se dilatent et peuvent avoir l'effet d'un sable mouvant. Au même titre que les argiles, ils sont responsables des tassements des fondations et peuvent également causer des dommages aux fondations par l'action du gel ( gel par adhérence ou par pénétration ).
Les sables et les graviers
Contrairement aux argiles et aux silts, leurs particules dont le diamètre est supérieur à 2,0mm sont visibles à l'oeil nu. Afin de les distinguer des silts, les sables qu'on qualifie de propres doivent le demeurer lorsqu'un échantillon est mêlé à l'eau, sans quoi ils seront considérés comme contenant du silt. Ces sables sont peu plastiques et même lorsqu'ils sont humides, ils se pulvérisent entre les doigts. Ils représentent un bon support pour les fondations lorsqu'ils sont compactés mais en présence de matière organique ou saturés d'eau, leurs propriétés en sont grandement affectées.
Les sols organiques
Ils se caractérisent par la présenc de feuilles, de racines et de fibres en différents états de décomposition. À leur état humide, ils sont de couleur brun foncé, gris très foncé ou noir et ils sont spongieux au toucher. Ils ne doivent jamais servir de support pour les fondations et sont responsables de tassements lorsqu'ils sont présents, par exemple, sous une couche d'argile.
Les remblais
Ils sont identifiables par leurs couleurs variées et plus foncées. Leurs structures remaniées sont caractérisées par la présence de débris de construction et ne doivent également pas servir d'assises pour les fondations.
Prévenir les conséquences
Bien qu'ils aient une bonne apparence et qu'ils nous semblent homogènes, les sols peuvent parfois réserver de bien mauvaises surprises. Préalablement à la mise en chantier, le constructeur doit posséder toute l'information relative au sol sur lequel il prévoit ériger le bâtiment. À défaut, il aura avantage à recourir aux services d'un consultant en géotechnique et contrôle des matériaux afin de connaître la capacité ortante des sols et concevoir les fondations et le système de drainage pluvial du bâtiment en conséquence. Toutes ces vérifications lui permettront d'être à l'abri du phénomène de pyrite, de radon, d'ocre ferreux et d'autres problèmes caractéristiques des sols québécois.
Source: Magazine Québec Habitation Vol 26 no 1 Février/Mars 2009
- 2008-03-25 - Pendant combien de temps l'entrepreneur est-il responsable pour les vices majeurs ?
Pendant combien de temps l'entrepreneur est-il responsable pour les vices majeurs ?
A: Un an
B: Cinq ans
C: Jusqu'à trois ans après leur découverte
La réponse est C, jusqu'à trois ans après leur découverte.
Tout d'abord, il est important de noter que le droit définit le vice majeur comme étant celui qui entraîne la perte de l'ouvrage. En règle générale, il s'agit d'un vice d'une telle gravité que la pérennité de l'ouvrage s'en trouve compromise. Il ne s'agit pas d'un désordre de peu d'importance et qui ne porte aucunement atteinte à l'intégrité de l'ouvrage ( une vitre cassée, par exemple ).
Le Code civil prévoit spécifiquement la responsabilité de l'entrepreneur, de l'ingénieur et de l'architecte dans les termes suivants:
2118. À moins qu'ils ne puissent se dégager de leur responsabilité, l'entrepreneur, l'architecte et l'ingénieur qui ont, selon le cas, dirigé ou surveillé les travaux, et le sous-entrepreneur pour les travaux qu'il a exécutés, sont solidairement tenus de la perte de l'ouvrage qui survient dans les cinq ans qui suivent la fin des travaux, que la perte résulte d'un vice de conception, de construction ou de réalisation de l'ouvrage, ou, encore, d'un vice du sol.
Une lecture rapide de cet article de loi donne l'impression que la responsabilité de l'entrepreneur en regard des vices majeurs est limitée à cinq ans, Or, il n'en est rien.
En effet, l'article 2118 crée une obligation de garantie qui s'ajoute à celle qui existe en tout temps en vertu des règles habituelles applicables à tout contrat d'entreprise. l'effet de cette disposition est de faire présumer que l'entrepreneur est responsable de la perte de l'ouvrage lorsque la preuve est faite que:
1- l'entrepreneur a dirigé ou surveillé les travaux;
2- qu'il y a perte de l'ouvrage;
3- que la perte est survenue dans les cinq ans de la fin des travaux.
La loi ajoute que c'est alors l'entrepreneur qui doit démontrer qu'il n'est pas responsable de la perte de l'ouvrage. Le demandeur jouit d'un avantage majeur, car la loi lui fait la faveur de responsabiliser l'entrepreneur et d'imposer à ce dernier de convaincre qu'il ne doit pas être tenu responsable.
Faut-il conclure que l'entrepreneur n'est plus responsable si la perte de l'ouvrage survient plus de cinq années après la fin des travaux ? La réponse est non.
C'est alors le régime ( général ) de responsabilité qui s'applique: l'entrepreneur ne sera tenu responsable de la perte de l'ouvrage que s'il est démontré qu'il a commis une faute dans l'exécution de ses obligations contractuelles et que le dommage subi découle de cette faute. Dans ce cas, c'est au demandeur de convaincre le juge de tous les éléments de sa preuve, car il n'a plus le bénéfice de la présomption créée par l'article 2118 du Code civil. Dans cette situation, ce n'est pas à l'entrepreneur de prouver qu'il n'est pas responsable.
Enfin, il faut rappeler qu'en toutes circonstances, le recours doit être intenté dans les trois ans de la découverte du vice ou, lorsqu'il se manifeste graduellement, dans les trois ans de la première manifestation. Il s'agit là du délai de prescription qui s'applique aux recours judiciaires de cette nature.
- 2008-03-15 - Isolation Soufflée
Isolation soufflée, un rendement optimal conditionnel à une installation adéquate.
Si la fibre de verre soufflées se voit de plus en plus concurrencée par sa rivale, la cellulose soufflée, certains entrepreneurs continuent d'en faire usage. Pour plusieurs raisons, ces gens ne jurent que par la fibre de verre. Cette attitude peut résulter d'une méconnaissance en matière d'installation de la cellulose, ce qui a donné lieu à des expériences peu concluantes dans le passé.
Si la cellulose est installée de la bonne façon, elle constitue le meilleur isolant qui soit. La cellulose est écologique et les professionnels constatent l'efficacité supérieure de ce produit.
La ventilation adéquate du grenier est une autre recommandation vitale, ce qui implique l'installation appropriée des déflecteurs. Ces panneaux en carton préviennent l'obstruction des soffites lors du soufflage, permettent une bonne aération de la toiture et empêchent le vent d'éparpiller la cellulose. Certaines maisons ne sont pas pourvues de déflecteurs. Les installateurs devront alors en installer selon les règles de l'art. La ventilation de l'entretoit est aussi importante que l'isolation elle-même. S'il y avait détérioration des lieux en raison d'une ventilation déficiente, il faudrait corriger le problème avant de refaire l'isolation. L'apparition de glaçons sur les toits résulte, bien souvent, d'un manque d'aération plutôt que d'une isolation déficiente.
Tout bon installateur devrait examiner les zones à isoler avant de s'exécuter, particulièrement dans le grenier. Les entretoîts renferment généralement des matelas de laine minérale, lesquels mesurent six pouces d'épaisseur la plupart du temps. S'ils sont toujours en bon état et que les pare-vapeur ont tenu le coup, les installateurs souffleront six pouces d'épaisseur supplémentaires de cellulose, pour ainsi atteindre le facteur R-40. L'épendage doit être égal sur toutes les surfaces soufflées.
- 2008-03-07 - Encore l'erreur inexcusable !
Le code civil énonce que l'erreur vicie le consentement d'une partie à un contrat lorsqu'elle orte sur un élément essentiel. Toutefois, une erreur que l'on peut qualifier d'inexcusable ne peut pas constituer un vice de consentement.
Dans un dossier où une série de fenêtres et de portes patio avaient été remplacées sur un immeuble résidentiel, l'entrepreneur réclamait le coût relatif à une porte patio supplémentaire que le client refusait de lui payer au motif qu'elle faisait partie de la soumission de l'entrepreneur. Dans les faits, cette porte patio n'était pas d'une grandeur standard, de telle sorte que l'entrepreneur avait été dans l'obligation d'en acheter une nouvelle pour remplacer la première porte qu'il avait commandée de son fournisseur.
Les prétentions de l'entrepreneur
L'entrepreneur alléguait que, lors de l'inspection précédant la préparation de sa soumission, il n'avait pas pu constater que la porte patio concernée était de dimensions plus petites, n'ayant pu voir la différence lorsqu'il avait visité le bâtiment. Il affirmait de plus qu'au moment de prendre les mesures sur une partie du bâtiment, il avait cru que toutes les autres portes patio de l'immeuble étaient de semblables dimensions, ce qui l'avait alors induit en erreur.
Les allégations du client
De son coté, le client soutenait que l'entrepreneur, en tant qu'expert du domaine de la construction, se devait de prendre toutes les mesures jugées utiles dans les circonstances et ne pas se fier à un simple examen visuel. Il ajoutait que l'entrepreneur, lors de sa visite des lieux, avait eu la possibilité d'accéder à toutes les unités résidentielles de l'immeuble et de prendre toutes les mesures s'avérant nécessaires, d'où le refus du client de payer pour une autre porte supplémentaire.
Décision du tribunal
Sur cet élément de la réclamation de l'entrepreneur, le tribunal se prononce comme suit:
Il s'agit là d'une situation qui met en cause le principe d'erreur inexcusable. l'entrepreneur avait accès à toutes les unités résidentielles de l'immeuble. Il pouvait prendre toutes les mesures que son expérience lui dictait de prendre dans les circonstances, ce qu'il a omis de faire en partie. De plus, il était conscient que certaines dimensions n'étaient pas standard. Il s'agit là d'une erreur inexcusable dont le client n'a pas à faire les frais. En conséquence, la réclamation de l'entrepreneur est rejetée.
- 2008-01-27 - Ma maison, un citron... !
Ma maison un citron... ! Mais mon inspecteur préachat m'avait dit que tout était beau !
L'inspection préachat n'est pas réservée exclusivement à des gens ayant une formation ou des qualifications particulières. Aucun ordre professionnel ne régit les inspecteurs préachat. Cela signifie que rien ne garantit que la personne, qui se dit ( inspecteur préachat ), possède les qualifications nécessaires afin de rendre un service d'inspection préachat. Il est donc important de bien s'enquérir de la formation et de la compétence professionnelle de l'inspecteur que l'on désire engager.
Les obligations de l'inspecteur préachat:
Ayant un contrat de service, l'inspecteur est tenu d'agir au mieux de l'intérêt de son client, avec prudence et diligence, en plus de devoir agir conformément aux usages et règles de l'art. Il s'agit donc une obligation de moyen.
La responsabilité de l'inspecteur préachat ne sera pas automatiquement engagée lorsque les acheteurs, ayant préalablement fait appel à ses services, découvrent un vice suite à la prise de possession de leur nouvelle demeure.
L'inspecteur sera tenu responsable lorsque les acheteurs auront démontré que le vice existait au moment de l'inspection et qu'un inspecteur prudent et diligent, placé dans les mêmes circonstances, aurait découvert ce vice.
L'inspection préachat est une inspection générale visuelle et non pas une expertise. L'inspecteur à donc l'obligation de constater les vices apparents et d'apporter une attention particulière à tout indice pouvant laisser présager un vice ou une défectuosité importante. Il devra identifier les vices apparents d'un immeuble, ou de ses composantes visibles, qui affectent la valeur ou l'usage de la résidence; il devra découvrir les indices de bris et les défauts. Il devra, de plus, informer convenablement le client et référer ce dernier à un spécialiste, en cas d'un doute quant à l'existence d'un vice.
L'indemnisation du préjudice:
Longtemps, les tribunaux ont octroyé le coûts des réparations nécessaires pour réparer le vice apparent, moins dépréciation et ce, sans effectuer une analyse approfondie des dommages réellement subis.
Récemment certaines décisions tiennent compte, pour l'analyse des dommages, des différentes circonstances et facteurs ayant entouré la transaction immobilière.
Par exemble, les tribunaux pourront tenir compte du fait que l'acheteur avait eu un coup de foudre pour la résidence et désirant absolument l'acquérir. Dans ce cas, les dommages accordés à cet acheteur pourraient êtres moindres qu'ils ne l'auraient été pour un acheteur qui n'aurait pas éprouvé ce coup de foudre.
- 2007-08-29 - Le conseil du beau-frère
Malfaçon ou non ?
Lors d'une récente réunion familiale, l'entrepreneur raconte à son beau-frère préféré qu'il a reçu une plainte d'un client concernant une maison neuve qu'il a construite. Le client a dénoncé des malfaçons qui selon lui, affectent son bâtiment.
Le beau-frère, toujours heureux de donner son opinion sur tout, conseille l'entrepreneur de ne pas s'inquiéter, puisque tant que la malfaçon ne porte pas atteinte à la qualité, à la sécurité ou à l'utilisation du bâtiment, elle n'est pas couverte par La Garantie des maisons neuves.
Malheureusement, la remarque du beau-frère n'est plus pertinente: depuis le 7 août 2006, cette disposition a complètement disparu du Règlement, doit maintenant se définir comme étant une déficience d'un des matériaux ou de l'exécution des travaux. Le Plan de garantie ne fait plus de distinction, qu'il y ait atteinte ou non à la qualité, à la sécurité ou à l'utilisation du bâtiment, et ce, peu importe ce qu'en pense le beau-frère!
- 2007-08-07 - Réalisez votre rêve... Terrain ou Construction...
Vous souhaitez investir ou construire votre maison de rêve, Pro-Gestion T L a sûrement le terrain qu'il vous faut.
Laurentides:
Au nord de Montréal, vous trouverez un territoire convoité et riche de mille visages composé des villages animés et pittoresques. De magnifiques terrains situés à St-Sauveur, Morin Heights, Ste-Adèle, St-Jovite et Tremblant. Certains d'entres eux sont en montagne, d'autres près de cours d'eau et vue exceptionnelle. Tous sont boisés et promettent de vous enchantés. La superficie des terrains varie entre 32,000 et 250,000 pieds carrés.
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- 2007-07-15 - Le conseil du beau-frère
Le client a-t-il toujours raison ?
Lors d'un souper de famille, vous racontez à votre beau-frère que vous avez obtenu un contrat pour effectuer des travaux de rénovation au sous-sol d'une résidence. Au moment d'effectuer les travaux, vous avez découvert plusieurs fissures sur le mur de fondation. Vous avez donc informé votre client de votre découverte et des travaux supplémentaires à effectuer. À votre grande surprise, votre client vous a tout simplement dit de ne pas vous en faire et d'effectuer vos travaux malgré tout. Vous ne lui avez pas mentionné l'impact que pourraient avoir de telles fissures, par exemple des infiltrations d'eau ou encore l'apparitioin de moisissures. Votre beau-frère croit que vous avez bien fait de ne rien lui dire, puisque le client a toujours raison et à tirre d'entrepreneur, vous n'avez qu'à écouter votre client.
Sachez qu'il est préférable de refuser d'exécuter des travaux lorsque vous savez que vous ne serez pas en mesure d'honorer votre obligation de résultat.
De plus, si vous écoutez votre beau-frère, vous risquez de vous retrouver sous une avalanche de recours judiciaires. En effet, l'entrepreneur a l'obligation de résultat envers les travaux qu'il exécute et d'informer le client des risques encourus. Si celui-ci désire tout de même que vous exécutiez les travaux, un document doit être rédigé énonçant expressément: les risques et conséquences pouvant survenir à la suite de sa décision, que vous l'avez valablement informé des risques et conséquences et qu'il reconnaît les avoir compris et ne vous tiendra pas responsable de tout préjudice pouvant en découler. Une telle clause est difficle à rédiger sans l'aide d'un avocat et n'empêchera pas le client, malgré l'acceptation d'une telle clause, de vous poursuivre et le tribunal pourra tout de même retenir votre responsabilité.
- 2007-05-22 - Habitation neuve et rénovations majeures
Vous pouvez avoir droit, à certaines conditions, à un remboursement partiel de la TPS et de la TVQ payées lors de l'achat ou de la construction d'une habitation neuve, ou encore lors de rénovations majeures.
Le remboursement est de 36% des taxes payées. Il ne peut pas excéder 7,560 $ en TPS et 5,607 $ en TVQ. Il diminue progressivement lorsque le prix d'achat ou la juste valeur marchande de l'habitation neuve ou rénovée et du terrain est supérieure à 350,000 $ pour la TPS et à 200,000 $ pour la TVQ. Il devient nul si le prix ou la juste valeur marchande excède 450,000 $ pour la TPS et 225,000 $ pour la TVQ. Vous trouverez ci-dessous les conditions qui s'appliquent selon votre situation.
Vous achetez d'un constructeur un terrain et une habitation neuve ou un terrain et une habitation ayant fait l'objet de rénovations majeures
Pour avoir droit à un remboursement partiel, vous devez remplir toutes les conditions suivantes:
cette habitation est un immeuble à logement unique ou un logement en copropriété;
l'habitation et le terrain ont été acquis dans une même transaction;
la propriété de l'immeuble vous est transférée après que la construction ou les rénovations sont achevées en grande partie;
vous ou un proche en êtes le premier occupant après les travaux;
cette habitation est votre résidence habituelle ou celle d'un proche;
le prix d'achat de la propriété est inférieur à 450,000 $ pour la TPS et à 225,000 $ pour la TVQ.
Votre demande doit être présentée dans les deux ans à compter de la date du transfert de propriété de l'immeuble. Une seule demande de remboursement peut être présentée pour un même immeuble d'habitation.
La demande de remboursement peut être présentée à Revenu Québec par vous ou par votre constructeur s'il vous rement directement le remboursement des taxes ou le porte à votre crédit.
Vous construisez une habitation ou la faites construire
Pour avoir droit à un remboursement partiel, vous devez remplir toutes les conditions suivantes:
cette habitation est un immeuble à logement unique ou un logement en copropriété;
vous étiez propriétaire du terrain avant la construction;
vous ou un proche en êtes le premier occupant après le début des travaux;
cette habitation est votre résidence habituelle ou celle d'un proche;
la juste valeur marchande de la propriété est inférieure à 450,000 $ pour la TPS et à 225,000 $ pour la TVQ au moment où la construction est achevée en grande partie.
Votre demande doit être présentée dans les délais suivants, la première des dates devant être considérée;
deux ans suivant le jour du transfert de propriété à une autre personne. L'immeuble doit être transféré avant d'être occupé par un particulier;
deux ans suivant le jour où la construction est achevée en grande partie;
quatre ans suivant le jour où vous ( ou un proche ) avez occupé pour la première fois l'habitation après le début des travaux.
Une seule demande de remboursement peut être présentée pour un même immeuble d'habitation. Vous devez présenter votre demande de remboursement à Revenu Québec.
Vous faites des rénovations majeures à votre habitation ou les faites faire
Pour avoir droit à un remboursement partiel, vous devez remplir toutes les conditions suivantes:
cette habitation est un immeuble à logement unique ou un logement en copropriété;
vous ou un proche en êtes le premier occupant après le début des travaux;
cette habitation est votre résidence habituelle ou celle d'un proche;
la juste valeur marchande de la propriété est inférieure à 450,000 $ pour la TPS et à 225,000 $ pour la TVQ au moment où les rénovations sont achevées en grande partie.
Si vous avez occupé l'habitation pendant les travaux, les dépenses engagées plus de deux ans après le jour où vous ou un proche avez commencé à occuper l'habitation pour la première fois après le début des travaux ne donnent pas droit au remboursement.
Votre demande doit être présentée dans les délais suivants, la première des dates devant être considérée:
quatre ans suivant le jour où l'habitation est occupée pour la première fois après le début des rénovations;
deux ans suivant le jour où les rénovations majeures sont achevées en grande partie.
Une seule demande de remboursement peut être présentée pour un même immeuble d'habitation. Vous devez présenter votre demande de remboursement à Revenu Québec.
- 2007-05-06 - Attention aux moisissures
Mauvaises odeurs, taches sur les finis intérieurs, problèmes de santé des occupants tels que maux de tête, allergies, asthme et autres problèmes respiratoires sont parfois des indices de présence de moisissures ou de contamination fongique dans les bâtiments.
Il est fréquent que le Service technique de l'APCHQ soit appelé à inspecter des bâtiments résidentiels afin de déterminer la ou les causes d'une infiltration d'eau et que l'on découvre la présence de moisissures dans les composantes des mures ou des planchers. Dans certains cas, la source ayant provoqué le développement des moisissures est une infiltration d'eau qui s'est produite de façon récurrente au fil du temps alors que dans d'autres cas, il s'agit d'évènements isolés tels qu'une inondation ou un refoulement d'égout. En effet, pour qu'il y ait prolifération de moisissures, les trois conditions suivantes sont essentielles: une température adéquate ( 5 à 38 degré C ), un nutriment organique ( bois, gypse, tapis... ) et un bon niveau d'humidité. Dans la majorité des cas, cette dernière condition est l'élément déclencheur.
Lorsque les propriétaires font appel aux entrepreneurs pour effectuer des travaux de rénovation dans des maisons et que ces derniers constatent la présence de moisissures en ouvrant les murs d'un sous-sol par exemple, ils sont parfois dépourvus face à la façon de procéder pour nettoyer les lieux et veulent s'assurer que la source de contamination soit éliminée avant d'entreprendre les travaux subséquents.
Il faut alors évaluer l'ampleur des surfaces affectées et procéder à la décontamination des espaces en respectant des procédures précises puisque certaines interventions pourraient aggraver la situation. En effet, les moisissures se propagent sous forme de spores dans l'air et lors de la manipulation de matériaux contaminés, ceux-ci peuvent se propager et contaminer d'autres surfaces, voire même, d'autres pièces. Par exemple, lorsqu'un bâtiment est équipé d'un système de chauffage à air pulsé, les spores peuvent se propager par les conduits et contaminer tout le bâtiment.
Comment devrait-on agir en présence de moisissures ?
Dans un premier temps, la superficie des surfaces contaminées déterminera le niveau de gravité de contamination. Comme nous sommes fréquemment en présence de moisissures cachées, c'est-à-dire situées à l'intérieur des murs, des planchers ou des entretoîts, il est parfois difficile d'évaluer les surfaces affectées avec précision; une inspection intrusive peut s'avérer nécessaire. Dans ces cas, il est recommandé de demander aux occupants de quitter la ou les pièces affectées. Les personnes effectuant l'inspection devraient être protégées par une combinaison, des gants et un masque. La zone affectée doit être isolée afin d'éviter la dispersion des moisissures et s'il y a lieu, le système de ventilation doit être arrêté et les grilles doivent être scellées. Ces mêmes précautions doivent être prises lorsque l'on procède à des travaux de décontamination.
En conclusion, le meilleur moyen d'éviter les moisissures est d'agir rapidement en cas d'infiltration d'eau momentanée ( inondation, refoulement d'égout... ). Tous les éléments affectés par l'eau ou l'humidité doivent être asséchés dans un délai de 24 à 48 heures après l'évènement. Mais lorsque l'eau s'infiltre à l'insu du propriétaire ou que la condensation est la source du problème, la moisissure s'installe. Dans ce cas, en guise de prévention, seul l'entretien adéquat des bâtiments peut contrer la venue de ces petits visiteurs indésirables. Les propriétaires doivent maintenir une température et un taux d'humidité adéquat dans les bâtiments, assurer une bonne ventilation, vérifier les scellants au périmètre des ouvertures, inspecter les fondations afin de détecter toutes les fissures, faire une petite visite de l'entretoît à l'occasion... Malgré toutes ces précautions, lorsque la moisissure s'installe, il faut agir avec discernement en respectant les procédures établies.